Après avoir bien bien réfléchi, je ne publierai pas l'article que j'ai écrit aujourd'hui et à la place je vous explique pourquoi.
J'avais écrit un article sur le caractère et avec dedans une anecdote qui me mettais en scène avec un autre gars. En fait on s'était un peu engueulés sur un point d'actualité.
A posteriori, c'est un peu pour ça que j'aime bien lire le journal au café : pour que quelqu'un le commente avec moi. Généralement, d'accord ou pas d'accord, on s'engueule pas. Mais là le sujet me tenais à coeur et ....
Bon et donc vous n'en saurez pas plus sur cet incident. Parce que j'ai tout effacé et que je me suis posé la question du contrat moral.
C'est peut être un bien gros mot pour mon dilemne.
En fait je me suis demandé dans quelle mesure je pouvais parler de gens que je connaîs? Et surtout dans une position ou ils ne sont pas à leur avantage?
Il n'y a pas de risque que mes amis, famille 'z-et connaissances me lisent, puisque je n'ai prévenu personne de ces catégories de l'existence du blog, que je ne signe pas de mon vrai nom (surprenant non?). Donc pas de reproches à attendre non?
Donc qu'est-ce qui me retiens?
Peut être que j'ai une sorte d'accord tacite avec les gens qui papotent avec moi au café.
Je ne connais pas le nom de la plupart de ceux et celles qui boivent un p'tit café avec moi (à part mes amis bien sur). Donc pas de risque que je les dénonce.
Je ne crois pas qu'ils connaissent mon métier. Donc je pourrais être écrivain ou journaliste et reprendre leurs propos?
Je crois surtoit que ces gens font partie d'une communauté fragile. Et le secret doit être de mise sur les sujets importants. C'est ce qui soude en partie une communauté...
On doit tous cohabiter dans une pièce ou le critère d'accession est d'avoir un Euro pour se payer un p'tit café. Alors on a pas interet à se facher trop fort avec quelqu'un....
Donc j'ai du mal à dénoncer les abus et les coups d'esclandre.
Ce serait un peu trahir.
Ou encore est-ce une particularité culturelle locale qui fait qu'on ne parle pas de ce qui se passe ici au reste du monde? (note autobiographique : j'habite au Nord du Vivarais)
Ou encore est-ce que la civilité et l'obligeance qui rendent des moments de ma vie tous légèrs, sont devenues tellement rare que je les protège comme je peux?
Note pour plus tard : faire vérifier si mon sens moral n'est pas en plein trip.
Autre note pour plus tard : faire vérifier si je suis capable de dire du mal de quelqu'un en public (on ne sait jamais, ça peu servir non?)